Quand deux citadins ont un jour de congé, ils ne rêvent que d’une chose : Respirer l’air pur. La mer, la campagne ou les deux si on peut, tout est prétexte pour fuir le tohu-bohu d'Istanbul...
Lundi, c’était donc la fête des enfants en Turquie, cela signifie de nombreux spectacles d'écoliers, des défilés en costume, des fanfares d'enfants dans les rues. Et pour beaucoup de monde : Un jour de repos.



Très tôt lundi, Fred et moi avons loué une voiture pour se rendre du côté de la mer noire, près de la frontière Bulgare. Pas de route le long de la côte, aussi il faut traverser des collines verdoyantes, des villages colorés, pour arriver jusqu’à la mer noire. Notre destination : un petit port de pêche que peu de gens connaissent, Kıyıköy.




En se promenant dans les rues de kıyıköy, on y découvre de vieilles maisons en bois toujours habitées et qui semblent aussi friables que des châteaux de carte. Ce village exhale pourtant la quiétude. Les enfants jouent dans les rues, les hommes sont attablés aux terrasses des cafés, les femmes discutent devant le seuil de leur porte, la vie semble être si douce.


A gauche la mosquée du village, à droite la poste de Kıyıköy

Au bout de cette bourgade, on peut admirer un adorable petit port de pêche. C’est d’ailleurs au milieu des filets que nous avons rencontré Mehmet ÇINAR, un pêcheur du village qui a vécu un an à Strasbourg et qui nous a généreusement invité pour une courte ballade en mer sur son bâteau.


Mehmet et Fred, parlant de l'Alsace et de kıyıköy

Ensemble, nous avons échangé quelques mots de turc et de français, et parlé de la vie dans ce petit village si paisible. Il nous a raconté qu’il pêche tous les matins très tôt avec son frère et que les poissons de la mer noire sont vendus dans toute la Turquie.


Hasan, le frère de Mehmet

En nous quittant, nous lui avons promis de revenir le voir avec une bonne bouteille de vin et de venir goûter des crabes (il paraît qu'on en attrape beaucoup dans ce village) cuisinés par son épouse. Pas besoin d'adresse ni de numéro de téléphone, au village tout le monde se connait.




Déjeuner au dessus du port et de la mer noire

Après un bon déjeuner de poissons en terrasse, nous avons doucement pris le chemin du retour, en s’arrêtant sur la route pour admirer les champs émeraudes et acheter de gros pains de campagne (30 cm de diamétre).

De retour sur Istanbul, au milieu du tumulte et des lumières, nous rêvions déjà de retourner dans ce petit village, afin de retrouver Mehmet, le pêcheur philanthrope, et le regard de son frère errant au milieu des flots...



Karadeniz = Mer noire