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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 31 octobre 2007

Quand le pont nous appartient



Souvenez-vous, l’année dernière Fred et moi avions couru la Fun Race qui avait lieu en marge du marathon Eurasia. Il faisait beau mais bien froid ce jour là, aussi nous ne nous étions pratiquement pas arrêtés le long de la course, et n’avions pris que très peu de photos. Nous étions en première ligne au départ et nous avons manqué, à notre grand regret, un beau spectacle : Celui où les turcs s’approprient le pont du Bosphore.



Cette année, c’est donc armés de nos appareils photos et de la volonté de ne pas courir tout le long du circuit que nous avons pris le départ… dans les derniers d’ailleurs ! Après 10 minutes de jogging, une fois arrivés sur le pont, c’est un tumulte indescriptible. Il y a foule : Les uns pique-niquent, les autres prennent des photos.



Certains organisent des démonstrations d’arts martiaux, d’autres jouent de la musique. Suspendus au dessus des flots, le pont appartient aux coureurs et marcheurs une fois dans l’année. Pour pouvoir être de la partie, rien de plus simple, il suffit de se procurer gratuitement des dossards auprès de la municipalité d'Istanbul.



Le reste du temps, craignant des suicides, aucun passant ne peut emprunter ce pont. La police surveille constamment ce trait d’union entre l’Europe et l’Asie. Aussi, il ne faut pas hésiter à saisir cette opportunité quand elle s'offre à nous.



Il est 10h30 du matin et on est bien loin de l’ambiance du groupe des marathoniens que nous avons vus passer le matin même à l’angle de notre rue. Ceux-là sont des vrais sportifs. Nous autres sommes plutôt des explorateurs : A quoi ressemble Istanbul vue d'en haut ? Quel effet ça fait de traverser ce pont à pied ? Combien de temps faut-il pour se rendre d’un continent à l’autre ?



Une bonne ambiance régnait au milieu des drapeaux qui flottaient ça et là, fête nationale oblige. Après avoir traversé le pont, les avenues sont tellement silencieuses. Plus une voiture ne circule en effet de Mecidiyeköy à Taksim.



On dépasse des étudiants, des lycéens, des sportifs, des familles, certains marchent ou courent même en sens inverse. Peu importe, l’atmosphère est bon enfant. Chacun est libre de faire ce qu'il lui plait !



Ce qui est palpitant d'ailleurs en ce qui concerne le reste de la course, c’est d’observer les milliers de gens qui nous entourent. Nous parcourons les 12.5 km en marchant, en courant, en stoppant pour prendre quelques clichés. C'est un véritable folklore qui s'exhibe autour de nous. J’ai d'ailleurs du mal à trouver les mots pour qualifier cette course un peu spéciale.



Cette journée reste en tout cas un de mes meilleurs souvenirs d'Istanbul.
Un moment qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie, tout simplement.

vendredi 19 octobre 2007

Italian Style



Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une soirée VIP et le champagne commençait terriblement à me manquer. Aussi, quand j’ai reçu dans ma boîte e-mail une invitation pour le lancement des semaines de la Mode Italienne (Italian Style), je n’ai pas pu décliner une telle convocation.



Défilé de mode, verres de vin, buffet italien, paparazzi, stars turques, on pourrait penser que c’est tout le temps le même synopsis sauf que non, il y avait cette fois des gens très haut placés que je voulais absolument rencontrer. Voir et être vue, telle était ma devise de la soirée.


En costume gris, le Directeur des magasins de luxe VAKKO

La réception a eu lieu à HARVEY NICHOLS dans le centre commercial de Kanyon hier soir. C’était bizarre d’assister à un cocktail au milieu des stands de cosmétiques CHANEL et Christian DIOR. Nous avons admiré de belles parures de couturiers italiens. De BRIONI à MISSONI, une belle mise en scène autour du luxe.


Des bulles plein les yeux pour Onur et moi

Quand il s’agit de faire chic et raffiné, les italiens sont assurément maîtres en la matière. Ainsi, on pardonnera aux organisateurs le champagne en cannette servi avec des pailles, la Dolce vita tolère certains faux pas...

mercredi 10 octobre 2007

Un dimanche parfait



Se promener le long du Bosphore, sur la côte asiatique. Respirer l'air à plein nez. Absorber les rayons du soleil. S’asseoir dans un café de kuzguncuk et déguster un çay. Commander un yaourt de Kalınca.



Flâner dans les rues du village. Parler avec les gens du coin. Une petite coupe de cheveux pour Monsieur, quelques clichés pour Madame. Caresser les chats et rire de leurs poses nonchalentes. Slalomer entre les pêcheurs. Savourer chaque seconde comme une gorgée de miel.

mardi 9 octobre 2007

Nuit blanche riche en couleurs



C’est un peu comme les feux d’artifice du 14 juillet : Il faut attendre que la nuit tombe pour que les festivités commencent. La première édition de la nuit blanche d'Istanbul a donc eu lieu ce week-end. Programme à la main, samedi soir, Frédéric et moi avons préféré délaisser le match de rugby pour se cultiver un peu. Notre premier arrêt fût le musée de la Banque Ottomane, situé sur Vayvoda Caddesi, dans l’enceinte de Garanti Bank.



Au sous-sol, des archives à consulter concernant l’histoire de la Banque Centrale Ottomane, de nombreuses photos datant fin 19éme siècle, des vieilles coupures de billet, des correspondances, des titres de propriétés. Au total plus de 3.500 documents à consulter, la plupart écrits en français. Un musée qui vaut vraiment le détour.



A l’étage il était possible de visionner des films, mais nous ne nous sommes pas attardés. Nous avons pris la direction de Tophane. Un quartier rempli de cafés où les jeunes et les moins jeunes fument le narghilé assis en plein air sur des énormes poufs. Les parties de Tavla se disputent dans une ambiance feutrée sous les lumières des gros paquebots amarrés à quelques mètres. Paquebots qui semblent d'ailleurs se fondre dans le paysage tant ils ressemblent à de gros buildings.



Le musée Istanbul Modern est attenant au passage américain. Il y a foule dans l’Antrepo n : 3 où se joue un concert payant. Nous nous sommes introduits dans le musée d'art moderne afin admirer les artistes turcs. Changement de décor. Les photos sont interdites, aussi je me montre discrète mais je ne peux pas m’empêcher d’immortaliser quelques scènes...



A l’étage du dessous se tient une exposition photos sur Istanbul, des clichés colorés, poétiques, rigolos. Ça vaut le déplacement, mais il faut faire vite, le gardien commence à nous demander de sortir, le musée va fermer. Il est déjà minuit. Que faire ensuite ? Il y a bien une ou deux galeries d’art qui restent ouvertes cette nuit mais pas dans le quartier où nous sommes. Nous marchons un peu dehors, l’air est doux, mais le sommeil se fait entendre.



Pris par la fatigue, nous décidons que la nuit blanche ne le sera finalement pas. Visiter les musées la nuit fut une chose très agréable, il n’y avait pas foule et ce que nous avons vu était vraiment intéressant. Selon les organisateurs, il était question de modernité, pourtant nous avons eu l'impression de replonger dans le passé.
La nuit aurait-elle bouleversé nos repères temporels ?


Cette photo est particulièrement comique. Aucun des préposés ne regarde dans la même direction.