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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 27 juin 2008

Voguer au fil des ans

L'idéal serait de vieillir comme on vogue sur le Bosphore, un soir d'été : Savourer chaque moment et vivre dans le présent, naviguer avec sérénité, garder toujours le moral comme on maintient le cap, s'émerveiller encore et toujours...


Bars branchés d'Ortaköy

Grâce aux 30 ans d'Elif, célébrés entre amis sur les flots, je me suis rendue compte que finalement, c'était plutôt plaisant de vieillir ; parce que l'épanouissement, le bien-être intérieur et la réalisation de soi forment un parcours semé d'embûches qui se résume en un mot : Expérience. Plus on grandit, plus on est en phase avec soi-même.


Pont du Bosphore, mosquée d'Ortaköy

Istanbul devait être extraordinaire dans sa jeunesse Byzantine, mais même après des siècles d'histoire, sa beauté est encore présente. Pas de botox, ni de crème anti-âge, juste un éclairage particulier qui ajoute un cachet inestimable aux vieux édifices.


Quartier de Bebek

Istanbul cultive cette lumière (naturelle ou artificielle) qui la sublime, un peu comme celle que l'on devine dans les yeux des grands-pères et grands-mères.


Rumeli Hisarı

Inutile d'en dire plus, les photos parlent d'elles-mêmes : Dans les iris bleus du Bosphore tout comme dans les différents âges de la vie, qu'il est agréable de voguer, n'est-ce pas ?



Pont du Bosphore et son éclairage changeant






A gauche, l'école militaire


Elif, qui rentre dans la trentaine... avec joie


Quelques invités de la soirée

mardi 24 juin 2008

Evlendiler !



15 minutes chrono, c’est le temps nécessaire pour marier (civilement) deux turcs à Istanbul. Tout est réglé à la seconde près afin que les nombreux couples qui se succèdent passent tous à l’heure.



Heureusement, la fête qui suit est plus longue, et quand il s’agit du mariage de Simay (la collaboratrice de Frédéric), une jeune femme bourrée d’énergie, on est certain de ne pas passer la soirée assis sur une chaise...



C’est sur la rive asiatique que Simay et Bora ont célébré leur union, dans un restaurant bien sympathique où l’on a dansé jusqu'à en perdre haleine sur de la pop turque interprétée en live.



Pas de discours, ni de surprise de la part des amis ou de la famille : En Turquie, un mariage est avant tout un dîner dansant où sont réunis les proches des mariés et de leurs parents.



Nous avons passé une excellente soirée dimanche soir, au milieu d'une centaine d'invités. De quoi commencer l'été dans l'allégresse, la musique, et l'amour bien sûr... Tous nos voeux de bonheur aux jeunes mariés ! Hayırlı Olsun !

mardi 17 juin 2008

Sensations fortes


Pieds de l'apprentie parapentiste

C’est vrai je l’avoue, je ne m’étais pas trop posée de questions. Fred avait envie de tenter l’aventure et de partager ce moment avec moi. En voyant la veille tous les parapentistes atterrir près de la plage d’Ölüdeniz, cela m’avait même donné envie alors que je ne suis pas une grande fan de sensations fortes.


Quelques minutes avant le départ avec mon moniteur, Hüseyin

13h20, rendez-vous devant le club de parapente, il y trois anglais avec nous et je suis la seule femme du groupe. Emre, à l’accueil, me prête une paire de baskets pour remplacer mes tongs, et le chauffeur nous conduit jusqu'au véhicule du club. Durée de la montée : Une heure, sur une route caillouteuse non goudronnée. Au fur et à mesure que nous montons sur babadağ, la température s’adoucit, nous dominons Ölüdeniz et nous nous demandons tous si nous avons bien fait d’être là… Mais à présent, impossible de faire marche arrière !


Fred enfile sa combi, puis RV sur la piste pour le gonflage de la voile

Une fois arrivés au sommet, chaque moniteur s’empare d’un élève débutant et l’aide à enfiler combinaison et casque puis le reste du matériel. La pente de décollage ne ne nous impressionne pas, bien au contraire, puisque nous n’avons pas l’impression de nous jeter d’une falaise et dans le vide, mais plutôt de nous élancer dans un océan de bleu : Le ciel et la mer fusionnent à l’horizon. Le paysage est à couper le souffle.


Décollage réussi pour Fred (voile jaune)

Fred part en premier, moi juste après. Quand mon tour arrive, pas le temps de réaliser la folie que je réalise, car même si les accidents sont rares en parapente, une fois dans les airs on se rend compte que la vie tient vraiment à peu de choses appelées suspentes (ficelles). Nous partons bien sûr tous en tandem, Oğuz est avec Fred, Hüseyin avec moi.


A 1.800 m d'altitude

Notre voile se gonfle, on court quelques pas et puis nous sommes comme aspirés dans les airs, et l’on monte vite jusqu’à 2.000 m. d’altitude. Les cinq moniteurs du club sont associés, et réalisent de 3 à 5 descentes en parapente par jour, de mai jusqu’à début octobre. Autant vous dire qu’ils sont expérimentés et tous diplômés.


Notre tandem = La voile rouge

Certains trous d’air me font quelques sensations fortes, mais pas de quoi être malade. Hüseyin me demande d'ailleurs souvent si mon estomac va bien au cours du vol libre. Nous frôlons les falaises et les arbres, puis descendons vers la mer. Entre temps, Hüseyin prend des dizaines de clichés souvenirs, et enlève mon casque, on se sent libre comme l’air.


Le tandem de Fred à droite, le mien à gauche

La vue est époustouflante, sous nos pieds, les forêts de pins nous éclaboussent de vert, et le turquoise des eaux maritimes nous donne envie de libérer les suspentes et de se laisser tomber directement dans la mer. Fred et son moniteur volent tout près de nous, puis je les vois descendre en vrille, Hüseyin me demande si je veux faire la même figure acrobatique, non merci, je veux avoir encore des choses à tester pour mon prochain vol…


Fred et Oğuz, portés par le vent

Il me tend alors les commandes, et m’indique que pour tourner à droite il ne suffit pas de tirer sur la ficelle de droite, il faut aussi accompagner ce geste avec tout son corps. Ça paraît bien simple comme exercice, je prends un réel plaisir à diriger notre aile rouge.


Fred au dessus des eaux turquoises d'Ölüdeniz

Nous pouvons admirer quleques montagnes de la région de Mugla, ainsi que la ville de Fethiye. Nous survolons ensuite le célèbre lagon bleu d’Ölüdeniz, une des cinq plus belles plages du monde. La plage est surtout magnifique vue d’en haut car trop touristique, l’entrée y est d’ailleurs payante (3 YTL piéton, 11 YTL voiture).


La lagon bleu d'Ölüdeniz appelé aussi mer morte

Après 40 minutes de vie en apesanteur, il est temps de rejoindre la terre… Ou plutôt la plage puisque la base d’atterrissage se situe à quelques mètres de la mer. Hüseyin me donne quelques explications pour la phase d'approche et l’atterrissage, il suffit de se lever quand il me le dira et de faire ensuite deux ou trois pas au sol.


Notre atterrissage réussi à la perfection

Je m’exécute, nous nous arrêtons en douceur et de façon nette et précise, même pas besoin de marcher. Au sol, je rejoins Frédéric un peu pâlichon, les vrilles ont eu raison de son estomac. Pour ses 40 ans, il voulait des sensations fortes, je crois que le voilà rassasié !


Hüseyin et moi, dans les airs et sur terre

Si vous passez par Fethiye, voici les coordonnées du club de parapente :
Ikarus
Carsi Cad. N : 2 Belcekiz
Ölüdeniz – Fethiye / Mugla
Tel. 0252 617 05 00
www.Ikarus.com.tr


La terre est bien ronde !

Compter 80 € par personne pour un vol libre en parapente en tandem, assurance, transfert pente de décollage et matériel (chaussures, combinaison..) compris.
Possibilité de filmer et / ou de prendre des photos de votre vol