jeudi 30 octobre 2008
Les couleurs de la République
Par Marie-France, jeudi 30 octobre 2008 à 08:12 :: Mes moments sucrés
On a beau être étranger, vacancier, ou encore homme d'affaires de passage dans la ville, impossible de ne pas s'apercevoir que le 29 octobre est un jour férié en Turquie.

Non pas que tout soit fermé, ce sont en fait les petits drapeaux qui flottent à chaque coin de rue qui nous rappellent qu'ici, on célébrait toute la journée d'hier la République turque.

Un petit tour dans le quartier de Çukurcuma nous permet de comprendre une chose : Il y a toujours de la place pour accrocher son petit drapeau.

A sa fenêtre, à son balcon ou encore dans la vitrine de son commerce,

sur la façade d'un building, sur un fil tendu entre deux poteaux,

devant son restaurant, devant son agence immobilière,

sur un fil d'étendage, sur des grilles... Mais où avez vous bien pu accrocher le votre ?!

Au lieu de compter les moutons, ce soir dans mon lit je compterai les drapeaux...

La place de Taksim hier, baignée de soleil
Il y avait du monde dans les rues, et de nombreux istanbuliotes ont assisté aux parades et aux feux d'artifices de 19h30. Etant donné que j'ai dû travailler toute la journée, je n'ai pas vu grand chose de la fête.

Nous étions cependant dans le quartier de Galata pour suivre le spectacle nocturne, assis sur la terrasse d'un café-restaurant qui domine la corne d'or et le Bosphore.
C'était féérique, magique, sensationnel : Les adjectifs me manquent pour vous décrire ce que nous avons vu.

Les feux étaient tirés du pont du Bosphore mais aussi de plusieurs bâteaux alignés sur le détroit. Il y a eu mille et une couleurs pour embraser le ciel noirci par la tombée de la nuit, puis des crépitements, des pétarades et beaucoup de fumée venue flirter avec la brume automnale. Les feux multicolores sont venus chatouiller les sommets des nombreux minarets.

A la fin du show, nous avons eu l'impression de sortir du chaos, la ville n'a plus émis aucun son, le Bosphore s'est plongé dans le noir. Finalement, nous nous sommes rendus compte qu'une partie de la rive asiatique était sans électricité, et en revenant chez nous, nous avons eu le droit à une coupure d'eau, saperlipopette !
En ce jour de commémoration nationale, certains petits détails nous ont malheureusement rappelé que la réalité n'est pas toujours aussi festive qu'on le voudrait...
Non pas que tout soit fermé, ce sont en fait les petits drapeaux qui flottent à chaque coin de rue qui nous rappellent qu'ici, on célébrait toute la journée d'hier la République turque.
Un petit tour dans le quartier de Çukurcuma nous permet de comprendre une chose : Il y a toujours de la place pour accrocher son petit drapeau.
A sa fenêtre, à son balcon ou encore dans la vitrine de son commerce,
sur la façade d'un building, sur un fil tendu entre deux poteaux,
devant son restaurant, devant son agence immobilière,
sur un fil d'étendage, sur des grilles... Mais où avez vous bien pu accrocher le votre ?!
Au lieu de compter les moutons, ce soir dans mon lit je compterai les drapeaux...
La place de Taksim hier, baignée de soleil
Il y avait du monde dans les rues, et de nombreux istanbuliotes ont assisté aux parades et aux feux d'artifices de 19h30. Etant donné que j'ai dû travailler toute la journée, je n'ai pas vu grand chose de la fête.
Nous étions cependant dans le quartier de Galata pour suivre le spectacle nocturne, assis sur la terrasse d'un café-restaurant qui domine la corne d'or et le Bosphore.
C'était féérique, magique, sensationnel : Les adjectifs me manquent pour vous décrire ce que nous avons vu.
Les feux étaient tirés du pont du Bosphore mais aussi de plusieurs bâteaux alignés sur le détroit. Il y a eu mille et une couleurs pour embraser le ciel noirci par la tombée de la nuit, puis des crépitements, des pétarades et beaucoup de fumée venue flirter avec la brume automnale. Les feux multicolores sont venus chatouiller les sommets des nombreux minarets.
A la fin du show, nous avons eu l'impression de sortir du chaos, la ville n'a plus émis aucun son, le Bosphore s'est plongé dans le noir. Finalement, nous nous sommes rendus compte qu'une partie de la rive asiatique était sans électricité, et en revenant chez nous, nous avons eu le droit à une coupure d'eau, saperlipopette !
En ce jour de commémoration nationale, certains petits détails nous ont malheureusement rappelé que la réalité n'est pas toujours aussi festive qu'on le voudrait...


