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Du miel aux épices d'Istanbul...

mercredi 9 juillet 2008

Cahide : le cabaret anti rabat-joie



La prochaine fois que j’entends dans la bouche d’un ignorant des bévues au sujet de la Turquie et de son entrée dans l’Europe, je n’userai pas de ma salive, je l’amènerai directement à Cahide. Au milieu des paillettes, des plumes, des drag queens, des travestis, des serveurs déguisés en effigies de Jean-paul Gaultier, j’ose espérer que cette personne - qui prétendait tout savoir sur la Turquie - reverra ses jugements.



Si ce n’est pas le cas, je la glisserai alors au milieu des kokoş qui n’ont de naturel que leurs pieds, et des métrosexuels qui se baladent toujours avec leur portable et leur paquet de cigarettes à la main. La musique techno et la fumée des cigares aidant, je montrerai que la Turquie n’est pas seulement ce que l’on veut bien montrer sur les chaînes TV internationales. La Turquie a aussi cette facette avant-gardiste, bien souvent mise en sourdine alors qu’elle est encrée là, dans la capitale culturelle du pays.



Après un repas en plein air ponctué de meze, dans ce restaurant-cabaret de Maçka, il est d’usage de se lever de table et de faire place à la jeunesse istanbuliote qui arrive en masse peu avant minuit. Robes sexys, talons aiguilles, maquillage à outrance : Les jeunes femmes turques sont prêtes pour une longue nuit d’ivresse entre ami(e)s.



Au milieu de la foule, quelques jeunes femmes voilées qui ne semblent éveiller la curiosité de personne, elles s’amusent elles aussi et dansent librement entourées de copines. De nombreuses jeunes femmes viennent en groupe pour assouvir leur soif de frasques avant leur mariage, une sorte de kina gecesi contemporaine.



Parfois, la foule s’arrête de danser et de chanter dans ce décor diapré et rococo afin de regarder le spectacle cabaret exécuté par des danseurs professionnels et des travestis. Le tout ne manque pas d’humour et se tourne lui-même en dérision.



Adulé par la jeunesse aisée, Cahide est un lieu alambiqué vraiment à part. Un rendez-vous nocturne occidental aux accents orientaux, où l'on passe une soirée pleine de fantaisie et de surprises, un antidote certain au traditionalisme réccurent et aux éteignoirs...



Cahide Cabaret
Kadirgalar Caddesi, Maçka Parkı
Istanbul
Tel : 219 65 30

vendredi 6 juillet 2007

One night stand

Si je vous dis que j’ai encore mis les pieds dans une soirée VIP, vous allez finir par penser que je commence à y prendre goût. Pourtant, c’etait dans un but purement professionnel que j’ai accompagné mon Directeur et son associé à une soirée organisée par le Groupe Borusan et par la société Numarine.



Nous étions sur l’île de Suada mercredi soir pour une seule raison : Visiter un nouveau yacht. La société pour laquelle je travaille souhaite construire ce genre de bâteau d’ici un an aussi nous sommes en pleine période d’observation et d'apprentissage...



Quelques photos prises à bord du yacht

Cette fois encore, j’ai vu du beau monde, le Directeur de Vakko, quelques familles turques célèbres sur lesquelles les paparazzi s’acharnaient. C'est dur d'être une star en Turquie !



Ces soirées se ressemblent finalement toutes, un décor travaillé, des milliers de serveurs, des sushis qui font office d’amuses-bouche, de l’alcool à gogo, les filles jouent à celle qui aura la plus belle toilette, quelques hommes n’ont pas pu s’empêcher de ressortir leur smoking du placard et fument le cigare, plusieurs groupes de musiques et DJ se succèdent. Et quand on quitte la soirée, on ne repart jamais les mains vides. Rien que du bonheur artificiel...



* Nom donné à cette soirée par les organisateurs.

mercredi 4 juillet 2007

Onur le magicien



Dimanche soir, nous avions rendez-vous à 21h sur un bâteau afin de célèbrer l'anniversaire de notre ami francophone Onur. Quelques amis, des membres de sa famille, quelques grillades, de délicieux gâteaux, quelques bougies à éteindre, des surprises à découvrir, de la musique rythmée de soleil, des feux d'artifices qui pétillent dans un ciel étoilé.





Envoutés par le Bosphore, nous étions tous des songes-creux. Onur n'a pas fait les choses à moitié, il nous a organisé une soirée magique. Et dans des moments comme ça, je me dis que j'habite indubitablement dans la plus belle ville du monde...

vendredi 8 juin 2007

Immersion dans la jet set turque



Les familles aisées turques sont extrêment riches. Chauffeur, gouvernante, école privée, Jeep Mercedes, Shopping chez Gucci font partie du quotidien de milliers de turcs. Certains seront fascinés par ce milieu, voir envieux, moi pas. Quand on fréquente ces gens là, on s’aperçoit que tout tourne autour d’eux : Les sorties, leurs apparences, leurs physiques. En dehors de ça, c’est plutôt creux. La première fois de ma vie que j’ai rencontré des jeunes qui n’avaient pas besoin de travailler à 25 ans, car leurs comptes en banque étaient suffisamment fournis, c’est à Istanbul. Ça doit bien exister en France aussi, mais sûrement pas en si grand nombre. Les filles sont de vraies clones : Trop maquillées, trop blondes, trop fashion-victimes, trop bronzées... Pas de place pour le naturel !



Je dois vous l’avouer, Fred et moi nous nous sommes légèrement incrustés dans une soirée VIP mercredi soir. J’avais bien une invitation (qui n’a pas été contrôlée une seule fois à l’entrée) mais au départ, celle-ci était destinée au Directeur de la société qui occupait nos bureaux il y a xx années. Cet homme reçoit toujours du courrier à son ancienne adresse. N’ayant pas ses coordonnées, et n’aimant pas le gaspillage, je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer une opportunité pareille... Boire et manger gratuitement, ce n’était pas le but recherché bien sûr. A présent, tout ce que se rapporte au shopping de près ou de loin me concerne par rapport au projet que je suis en train de développer.


Kuruçeşme

La soirée était organisée par GOLDAS. Fondée en 1993 à Istanbul par le groupe Yalinkaya (qui regroupe 18 entreprises), cette société produit des bijoux en argent et en or (8 a 22 carats) et exporte sur cinq continents, soit dans plus de 45 pays. Chaque année, 5.000 nouveaux produits sont lancés sur le marché, en tout 12.000.000 d’unités sont produites par an. 60 boutiques en Turquie, 21 en Russie, 7 en chine, c'est bien connu, les bijoux sont les meilleurs amis des femmes !


Sur l'île artificielle de Suada

Pour le lancement de sa nouvelle ligne intitulée Derindenizler (au fond des mers), GOLDAS avait réservé l’île artificielle de Galatasaray (appelée aussi Suada) située sur le Bosphore, entre les deux ponts. Pour y aller, il faut emprunter une petite navette privée. L’endroit est magnifique, au milieu des flots, les pétroliers nous frôlent presque. Au programme, cocktail (alcool et mises en bouche) suivi d'un défilé de mode (bijoux) et d'une after-party.



Les mannequins étaient habillées de blanc, aussi les bijoux en or (que je ne pourrais sûrement jamais me payer) n’étaient pas forcément mis en exergue, les miss ne décrochaient pas un sourire, seule Azra Akın (miss monde 2002) se distinguait par sa grâce naturelle. C'est la jeune femme qui a les cheveux détachés sur la photo ci-dessous :



Je n’ai rien trouvé de très beau parmis les créations présentées... Mais la musique qui accompagnait le show était superbe. A la fin du spectacle, un groupe d'electro-pop-jazz, composé de plusieurs musiciens et de trois chanteuses a pris le relais. J’ignore qui était en face de nous mais ces filles là avaient la pêche et vous me croirez ou non, Fred et moi étions les seuls à danser... La jet set ne sait décidemment pas s’amuser.



En repartant, nous avons avons admiré quelques parures de diamants, exposées dans des cages en verre fermées à double tours. Et là oh, surprise.. Les clés étaient restées sur un des présentoirs. Nous avons dû le signaler à un des organisateurs... Facile de s’incruster, aucun contrôle des sacs, bijoux faciles à voler.. Les gangsters des temps modernes ont loupé une belle occasion ce soir là !


Les clés sont sur le présentoir... Servez-vous, c'est gratuit !

Avant de quitter l’île, Goldas nous a gentiment remis un paquet dans lequel se trouvaient catalogues, brochures ainsi qu’un petit tour du cou en argent. Nous l’avons offert à notre concierge qui avait réceptionné notre nouvelle machine à laver pendant la journée. Elle semblait si heureuse ! Cette soirée s’est donc terminée sur ce sourire, en me prouvant encore une fois que le bonheur n’a rien avoir avec l’argent et les diamants, et qu'il vaut mieux immerger ses pieds que plonger sa tête entière dans un monde aussi superficiel...

Une des musiques du défilé...

jeudi 22 mars 2007

Plonger dans l'immensité

S’imprégner d’une mégapole, ça ne se résume pas simplement à visiter, à comparer, à goûter, à photographier. C’est aussi observer, se poser quelque part, au sommet, à la tombée de la nuit et regarder la ville d’en haut afin de plonger dans son immensité.


Taksim et le Marmara Hotel au fond à gauche

Sur Istanbul, il existe de nombreuses tours avec des vues extraordinaires sur le Bosphore, les îles aux princes, la Tour de Galata. Il y a un endroit que j’aime tout particulièrement et où j’ai emmené dernièrement mes amies Delphine et Magalie pour leur dernière soirée à Istanbul. Il s’agit du Marmara hotel, situé sur Taksim. L’immeuble est gris, triste, sans aucun intérêt architectural, mais quand vous montez au 19éme étage, vous ne pouvez pas vous empêcher de retenir votre souffle.



D’un côté, un restaurant très chic avec vue sur le centre historique (Topkapı, Sultanahmet, Galata) et de l’autre côté, un bar avec une vue sur le Bosphore, sur les quartiers des affaires et leurs immenses constructions qui percent le ciel (Maslak, Levent).
Vous prenez place dans le roof et vous voilà nageant dans des milliers de lumières, planant dans les altitudes. Impossible de prononcer un mot tant c’est féerique, le paysage suffit à lui même et vous humecte de ses embruns nocturnes.
Devant vous, Istanbul comme vous ne l'avez jamais vue.



The Marmara Hotel*
Tel + 90 212 251 46 96
Fax + 90 212 244 05 09
Taksim Meydanı
Istanbul

* Tarifs européens pour les consommations avec ou sans alcool.

jeudi 25 janvier 2007

Des endroits comme on les aime



C’est reposant, original, vitaminé... Ça se situe sur Cihangir, dans un quartier situé près de Taksim où habitent de nombreux étrangers. Dans ce bar-restaurant, on ne consomme pas une goutte d’alcool, mais de nombreux cocktails bourrés de vitamines.
Plus de 40 combinaisons de fruits pressés au menu, pour en citer quelques unes : Anti Tabac (jus d’orange, de pomme, de carotte et gingembre), Istanbul (pomme, kiwi, raisins, banane et gingembre). La cuisine est délicieuse et joliment présentée.



On y déguste d’excellentes patates et on y trouve de très intéressants magazines à consulter sur place ;-) Encore une bonne adresse sur Istanbul à noter dans vos répertoires.
Si vous habitez dans le quartier, Cuppa livre à domicile.

Cuppa
Yeni Yuva Sok. N : 26
Cihangir – Istanbul
Tél : 0212 249 57 23

mercredi 17 janvier 2007

La bonne cuisine ottomane



La cuisine ottomane est l'une des cuisines les plus métissées et raffinées au monde, on parlera d'ailleurs de gastronomie pluriculturelle (plats arméniens, grecs, byzantins). En turquie, cette cuisine se déguste dans de nombreux restaurants et ne cesse de régaler les fins palais.

Fondé en 1933, Kanaat est l’un des plus vieux restaurants d’Istanbul. Situé dans la quartier d’Üsküdar, côté asiatique, Kanaat ne désemplit jamais et un bon nombre de mes amis turcs me l'ont conseillé.



On passe d’abord devant le buffet des desserts avant d’atteindre celui des plats ottomans et mezze à base d’huile d’olive : feuilles de chou farcies, artichaud... Tout semble succulent. On peut y acheter aussi d’excellentes confitures. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas de goûter à quelques délicieux entremets (par exemple : l'aşure, à base de féculents et fruits secs ou le kazandibi à base de farine de riz et de lait).


Figues et abricots au sirop, desserts gorgés de miel... Qui en veut ?

Kanaat Lokantası
Selmanipak cad. no:25
Üsküdar - Istanbul
Tél : 0216 341 54 44 - 0216 553 37 91

jeudi 21 décembre 2006

Les boissons à déguster avec des moufles

Cette année, pas encore de flocons de neige sur Istanbul, il fait d’ailleurs plutôt doux pour un mois de décembre. Malgré tout, les boissons hivernales turques ont déjà fait leur apparition.



Le sahlep, c’est la boisson que je préfère. Cette consommation, qui se boit chaude saupoudrée de cannelle, est faite à base de poudre de bulbes de plusieurs espèces d’orchidées desséchées. Le sahlep est blanc, onctueux et s’avère parfait dès les premiers froids. Attention, on dit que cette boisson est aphrodisiaque... On peut en boire en hiver dans la plupart des cafés et patisseries turques et même dans la rue grâce aux vendeurs ambulants. Elle s’achète aussi en brique ou en sachet instantané.



Le boza, une boisson très ancienne faite à base de millet fermenté de couleur ocre se boit, quant à elle, froide. Saupoudrée de cannelle, cette boisson épaisse qui a un goût à la fois sucré et acide se déguste accompagnée de pois chiches grillés.
Je déteste ça ! Pas à cause du goût mais à cause des vendeurs ambulants qui crient "Boooozaaaaaaa" avec leurs voix graves en plein milieu de la nuit. A chaque fois, je sursaute car je pense qu’on est en train d’assassiner quelqu’un devant ma porte !! Le vendeur passe parfois vers minuit… On dirait un japonais qui hurle. Le Boza s’achète en bouteille ou au verre.

Il existe donc des alternatives sympathiques au thé ou au nescafé (que les turcs sirotent en quantité). Chaud ou froid, il y en a pour tous les goûts. Un seul point commun à ces breuvages hivernaux : c’est très calorique !

Bu yıl henüz kar yağmadı, hatta ılık bir aralık ayı yaşadığımız söylenebilir. Ama buna karşın Türkler'in kış içecekleri ortaya çıkmaya başladı. Benim tercih ettiğim sahlep. Tarçın serpilerek içilen bu sıcak içecek, kurutulmuş orkide çeşitlerinin soğanlarının tozuyla yapılıyor. Dikkat, bu içeceğin afrodizyak olduğu söyleniyor... Kışın, kafelerde, pastanelerde içilebileceği gibi, seyyar satıcılar sayesinde de bu içeceğe ulaşılabiliyor.

Boza, mayalanmış darıyla yapılırken soğuk içiliyor. Tarçın serpilerek içilen bu yoğun içecek, şekerli ve asitli bir tada sahip. Ben bozadan nefret ediyorum! Tadından dolayı değil ama "Boooooooooozaaaaaaaaa" diye bağıran seyyar satıcıların geceyi dağıtan kalın sesleri yüzünden. Her seferinde yerimden hopluyorum çünkü kapımın önünde birinin öldürüldüğünü düşünüyorum!! Bazen satıcılar gece yarısı geçiyor... Zannedersiniz ki bir Japon haykırıyor. Boza bardakla veya şişeyle satılıyor.
Alternatif çay ve nescafe türleri de mevcut (Türkler bunları çok tüketiyor) Sıcak veya soğuk, bütün zevklere uygun seçenekler var.
Bu kış içeceklerinin tek ortak yanı var: hepsi bolca kalorili !

mardi 10 octobre 2006

Kuru fasulye

La période de Ramazan n’est pas seulement une période pieuse, c’est aussi une période de rapprochement. Les familles, les voisins, les amis se retrouvent au moment de l’Iftar afin de partager le repas du soir, toujours copieux et convivial.



La cuisine turque est, comme vous le savez, très variée. Pendant le ramazan les cordons bleus préparent les festivités du soir avec raffinement. Soupe, börek, pilav, boulettes de viande grillée, desserts, rien ne manque au menu.
Aujourd’hui je vais vous parler d’un plat à base d’haricots blancs (kuru fasulye) et de viande. Ça se déguste accompagné du riz et du yaourt. J’en ai mangé sur le quartier d’üsküdar (rive asiatique) avec un de mes amis, le plat était cuit au feu de bois. Un régal ! Malheureusement je n’ai pas retrouvé l’adresse du restaurant, mais je vous recommande, si vous aimez cuisiner, un site de recettes turques dans lequel vous trouverez de quoi vous consoler !

mercredi 20 septembre 2006

Şerefe !*




Après avoir passé la journée de samedi sur Izmit, rien de tel pour clôturer une journée de travail qu’un dîner dans un fasil.



Ces restaurants de mezze sont très appréciés par les turcs, l’ambiance y est toujours bonne puisque des musiciens agrémentent votre dîner. La plupart du temps, ils jouent des chansons tristes, mélancoliques, bref des chansons d’amour (Canlı müzik).



Les hommes et les femmes dansent, les gens chantent et applaudissent en coeur. C’est l’endroit idéal pour venir entre amis, en groupe, pour fêter des anniversaires, etc.


Sur ma droite Omer, le comptable de notre société

Et bien sûr, qui dit fasil et mezze dit forcément Rakı, la boisson nationale qui s’accompagne toujours d’un şerefe !

* Şerefe (se prononce chéréfé) = santé

lundi 11 septembre 2006

Quand Istanbul redevient Byzance



Il y a des endroits comme ça où la vue sur le Bosphore est époustouflante. Des lieux qui vous rappellent qu’Istanbul est sûrement une des plus belles villes du monde. Une cité magique qui, une fois la nuit tombée, renaît dans un conte de fée.


En bleu, la piste de danse située en plein air au 6e étage

Istanbul se pare d’étoiles, et scintille de mille feux.
Elle redevient byzance.



Ce week-end, j’ai contemplé ce paysage nocturne pendant plus de quatre heures. J'étais tout simplement en transe, quelque part entre ciel et terre sur un toit, enivrée par la musique du Bar-Restaurant branché de Nu Pera*.


Savaş, moi, Nihan et Ayşegül

Nihan fêtait ses 26 ans, entourée d’un tas d’amis.
Et elle a choisi un endroit plus que parfait pour passer une soirée inoubliable.



Une contrée connue par les tous night-clubbers d'Istanbul. Réservation obligatoire si vous souhaitez manger. A noter que ce restaurant-bar en plein air n'est ouvert que pendant la période estivale.

* Nu Pera - Nu Teras
Mesrutiyet Cad. 149/7
Taksim
(0212) 245 60 70

jeudi 7 septembre 2006

Balik Ekmek and co



Si vous avez lu mon post hier concernant la promenade sur le Bosphore, j’ai déjà dû vous mettre l’eau à la bouche :)
Quand on parle de la Turquie au point de vue culinaire, nous vient souvent à l’esprit les mezze et les viandes grillées. On oublie que la Turquie est entourée de quatre mers, et que les restaurants de poissons sont aussi nombreux que les restaurant de kebaps.
Il y a une grande variété de poissons que l’on déguste tout au long de l’année (bar, bonite, raie, dorade, rouget..). Ici, le poisson se déguste grillé.



Il est parfois cuit directement dans la braise comme les raies. Il y a deux plats que j’ai goûté pour la première fois à Istanbul, et que j’adore tout simplement. Pour moins de deux euros (boisson comprise), vous pourrez déguster le long du Bosphore des Balik-Ekmek, une demi-baguette farcie de filets de poissons grillés, agrémentés de crudités. Un régal.


J'en connais deux qui se sont régalés avec les beignets de moules !

De même, n’hésitez pas à goûter les beignets de moules (midye tava). Les moules fraîches sont trempées dans un mélange d’eau, lait, un peu de farine et jaunes d’oeuf puis cuites dans l’huile. On sert ce plat avec une sauce blanche à l’ail pas très forte qui est vraiment délicieuse. J’en mangerai à la petite cuillère tellement c’est bon !

Je vous donne mes bonnes adresses :
Balik-ekmek : Pour le sandwich au poisson, rendez-vous près du pont de Galata, au niveau des embarcadères d’Eminönü.
Şampiyon Kokoreç, çiçek pasajı, en face des grilles du lycée de Galatasaray.

jeudi 3 août 2006

Les Ottomans

Non, non, je ne vais pas vous faire un cours d'histoire, mais simplement vous parler d'un hôtel où je suis allée dîner mardi soir.



Le cadre est exceptionnel, un ancien Yalı* remis à neuf dernièrement, afin d’être transformé en un hotel 5 étoiles et centre de spa, avec 16 suites présidentielles, 10 chambres de luxe, piscine, restaurant gastronomique, salles de réception, fitness..



La décoration intérieure, agencée selon la philosophie Feng-Shui, est un mélange de pièces anciennes et de meubles contemporains, avec des couleurs rouge vermillon, vert pomme, rose qui viennent égayer l’ensemble.
L’hôtel est tenue par la femme d’un riche Businessman turc, autant vous dire qu’ils y ont mis le prix, même si ça constitue pour eux un hobby plutôt qu’un investissement vraiment rentable.



Au niveau du restaurant, rien à redire. Les mets étaient goûteux, le service impeccable. J'ai mangé une bisque de homard, du carnard au caramel basalmique et une crème brûlée aux loukums ! Le tout en terrasse, au bord du Bosphore.
Il faut compter pour une entrée, un plat principal et un dessert de 60 a 80 Euros, sans les vins... Pensez à réserver !

* Les Yalı sont de vastes résidences en bois situées au bord du Bosphore, entourées de somptueux jardins, qui étaient habitées par des familles riches).

Hotel Les Ottomans
Mualin Naci Cad. No.168, Muhsinzade Yalisi
34345 Kuruçesme, Istanbul
Tél. : +90 (212) 287 10 24 / Fax : +90 (212) 287 60 61
email : info@lesottomans.com

jeudi 8 juin 2006

Quand abdominaux et Baklava font bon ménage...



Comment ça ? Depuis la création de mon blog je n’avais encore jamais parlé du baklava ? Ce dessert turc par excellence... Quoiqu’on en déguste aussi en Grèce et dans la plupart des pays du moyen-orient.

Constitué à base de pâte feuilletée, noix ou pistaches concassées, le tout arrosé de sucre, de miel et de beurre, ce dessert vendu au poids est une véritable bombe calorique (425 calories en moyenne par portion, qui dit mieux ? Même le cassoulet ne fait pas le poids !). C’est vrai qu’ici, les gens en raffolent, malheureusement je ne fais pas partie du lot, ça m’écoeure vite, trop lourd et trop sucré, mais je connais des amis qui seraient capables d’en avaler par dizaine. Cependant, j’en offre souvent, quand je suis invitée à dîner, ça fait toujours plaisir.



C’est un dessert qui demande une longue préparation, sachant que la pâte feuilletée doit être très fine afin de la disposer en plusieurs couches. Encore une fois, il vaut mieux les acheter que les faire soi-même. En Turquie, il y a beaucoup de pâtisseries qui ne vendent que des baklava. On en trouve fourrés à la crème, présentés sous différentes formes (carrés, triangles, losanges..). Et mieux vaut ne pas attendre pour les déguster car la pâte feuilletée devient sèche sur le dessus et la base du dessert toute molle, bref, le sucre et le miel descendent.



Pour la petite histoire, j’ai appris dernièrement qu’on ne disait pas "avoir les abdominaux en tablette de chocolat" en Turquie, mais en baklava… Tout est une question de culture :)

jeudi 25 mai 2006

Quand les nuits sont plus belles que les jours



Talons aiguilles, mini-jupe, brushing et tube de rouge à lévres à portée de main, voilà la panoplie indispensable pour réussir vos soirées sur Istanbul (si vous êtes une fille bien sûr). Ces messieurs, quant à eux, tâcheront d’éviter le short, les sandales en cuir et devront se comporter en parfait métrosexuel.
Car le monde de la nuit dans la capitale culturelle de la Turquie n’a rien à envier à celui de Paris ou de Londres. Ici quand on sort on ne fait pas les choses à moitié.
Hier soir, c’était officiellement l’ouverture des deux grands nightclubs d’Istanbul : SORTIE et REINA.



Ce ne sont pas des boîtes de nuit, ce sont de véritables complexes nocturnes avec à l’intérieur plusieurs restaurants et bars, auxquels viennent s’ajouter différentes ambiances musicales. Le tout à ciel ouvert. Les décors changent tous les ans, mais les emplacements restent les mêmes : au bord de l’eau, avec vue sur le pont illuminé du Bosphore et sur tous les navires qui passent le détroit en soirée. A vous couper le souffle tant c’est féérique. (La preuve en image sur les sites que j'ai mis en lien).



Hier soir, après avoir collé mon invitation sur mon sac (un énorme pansement orange), j’ai pénétré avec des amies dans SORTIE, où Burak et ses associés ont deux emplacements pour cet été : le restaurant chinois ZEN et le bar à sushi, t-bone steack et langoustes : NIWA BAR.
Entre les paparazzi, les caméras de télévision et les autres nightclubbers, nous avons eu du mal à nous frayer un chemin, et à prendre des photos. Il y avait foule. Mais l’ambiance était bonne, l’air frais. On aurait presque oublié qu’on était en milieu de semaine et qu’il fallait se lever tôt le lendemain pour aller travailler...



Aux alentours de minuit, sur la mer, nos yeux ébaillis ont pu assister à un spectacle de sons et lumières mirifique avec en tout cinq navires sur le Bosphore qui tiraient simultanément des feux d’artifices face à nous.

Ce matin, on a déjà oublié les incommensurables embouteillages d’hier soir et les contrôles de police, et on ne pense qu’à une chose : la prochaine sortie....

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