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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 23 mai 2006

360 degrés



Vous recherchez une vue panoramique d’Istanbul sans pour autant aller vous enfermer dans une Géode ?
Vous désirez un endroit à la fois romantique et dans le vent, où l’on y déguste des plats raffinés ?
J’ai découvert l’endroit qu’il vous faut, un patchwork de tout ce que vous rêvez pour passer une bonne soirée sur Istanbul sans pour autant vous ruiner...



A l’occasion de l’anniversaire de Kaan, l’associé et ami de Burak, nous nous sommes rendus le semaine dernière sur Taksim, au 7éme étage du Mısır appartement qui se situe le long d’Istiklal Caddesi.



Kaan, tout en haut à gauche, entouré de ses amis

La vue est époustouflante quand on prend place à l’intérieur de ce bar-restaurant appelé le 360 degrés. Et en été, on peut s'installer sur la terrasse dans de confortables fauteuils au design branché.



Au menu, sushi, salades, poissons, viandes, pizzas, pâtes ainsi que de nombreux desserts, ce n’est pas le choix qui manque !

Un endroit coup de coeur qui vient se rajouter dans ma liste des bonnes adresses :


Istiklal Caddesi, Mısır Apt.309,
Kat. 6, Galatasaray
Beyoglu / Istanbul

vendredi 5 mai 2006

Rien que pour nos os !

Quand on vit à l’étranger, il faut être ouvert à tout, ou presque !
Il ne faut pas avoir peur de découvrir, goûter et partager.



Aussi, la première fois qu’on se retrouve devant une assiette garnie de viandes grillées, boulgour et légumes, il ne faut pas faire la grimace en voyant arriver comme accompagnement liquide un genre de verre de lait.
En Turquie, fini le vin avec son repas, qui dit viande, pide ou lahmacun dit ayran !



Bien meilleure pour la santé, cette boisson faite à base de yaourt, d’eau et de sel, permet aussi de soulager son palais et sa langue après avoir englouti un met trop épicé. La consistance est celle des yaourts à boire français. On peut l’acheter en 33cl, ½ litre ou un litre.
Certains restaurants fabriquent l'ayran eux même, dans ce cas là il est beaucoup plus mousseux.



Les enfants comme les grands d’ailleurs adorent ça en Turquie (moi y compris !), c’est délicieux, c’est crémeux, c’est bon pour la santé, mais par contre, comme dirait mon papa, attention aux moustaches ! :)

mardi 28 mars 2006

Verre vide je te plains, verre plein je te vide



En France un bon repas s’accompagne toujours avec de bons vins.
En Turquie, il s’accompagne avec la boisson nationale : le Raki (proche du Pastis).



Quoique....
La boisson alcoolisée la plus consommée ici est la bière. On trouve de très bonnes marques locales (EFES, TEKEL).



Mais si l’on en croit les derniers chiffres, on s’aperçoit que le vin connait de plus en plus de succès par ici.
Il fût produit dès l’antiquité en Anatolie (les empereurs Hittites offraient du vin aux dieux), mais en raison d’interdits religieux par la suite et de l’import difficile et onéreux, le vin a connu un retour tardif en Turquie.
En 2001, la société TEKEL qui avait depuis 136 ans le monopole de l’importation, exportation, distribution et fixation des prix de la plupart des alcools en Turquie a été privatisée, ce qui a permis depuis l’apparition de nouvelles marques.



La Turquie a de nombreuses vignes (700.000 hectares) et des conditions climatiques idéales pour développer son activité viticole. Cependant, 5 % des raisins récoltés finissent en bouteilles, les 95 % restant sont dégustés comme fruits frais ou fruits secs.
En terme de vin, on ne trouve cependant pas encore la diversité, la qualité ni de normes comparables à celles de la France mais cette activité se développe dans le bon sens.

Maintenant, tous les restaurants proposent différents vins au menu, mais il faut savoir qu’en raison des taxes, le vin est un produit de luxe. Le verre de vin rouge ou blanc au restaurant coûte de 3 à 6 euros voir plus. Les prix des bouteilles commencent aux alentours des 12 euros. Mais n’allez pas penser qu’il s’agit de très bons vins...



Si vous voulez acheter du vin pour votre consommation personnelle, il existe très peu de boutiques spécialisées ou de caves. Le mieux (et le plus simple) est de se rendre dans un supermarché.
Pour acheter un vin convenable, comptez aux alentours des 10 euros.

Pour citer quelques marques turques connues aux prix abordables : Kavaklidere, qui a une sélection de rouges, blancs et rosés. Villa Doluca, qui propose plusieurs séries de vins assez populaires ici.



A savoir que le plus gros client de la Turquie pour les boissons alcoolisées est l’Irak (aucun droit de douane sur les produits importés).

Bref, le vin en Turquie ne s’est pas encore autant démocratisé qu’en France, mais on peut penser que sa consommation intra-muros ainsi que ses exportations vont augmenter de manière considérable.
Au grand bonheur des français expatriés...

vendredi 10 mars 2006

Balik Lokantasi

La Turquie est entourée de quatre mers, c’est pourquoi on trouve ici une grande variété de poissons, et par conséquence, un éventail de restaurants de poissons (balik lokantasi).
J’habite justement à deux pas des villages de pêcheurs et des restaurants de poissons connus par le tout Istanbul.

Il existe de nombreux restaurants de luxe où l’on mange au dessus du Bosphore de delicieux mezze mais l’addition est aussi salée que les harengs... Comptez au moins 90 euros par personne vin compris. Il y a bien sûr des restaurants beaucoup plus abordables et vous pouvez manger salades, poissons grillés et quelques mezze pour 10-15 euros.



Vendredi dernier, mon amie Nihan m’a gentillement invitée à un dîner poissons sur Arnavutköy.
Nous sommes allées à Adem Baba, ce restaurant est tellement populaire qu’il s’est étalé sur 3 endroits différents dans le même village. Inutile de vous dire que nous nous sommes régalées avec nos brochettes de saumon et une bonne salade composée :)



A noter qu’en Turquie, on vous donne rarement un menu dans ce genre d'endroit.
A l’entrée du restaurant, en effet, sont disposés tous les poissons frais. Vous pouvez donc choisir votre repas en montrant du doigt ce que vous désirez manger et vous indiquerez aussi le mode de cuisson (grillé, pané..).
Dans certains restaurants, le prix dépend du poids des poissons choisis, dans d’autres le prix dépend de l’espèce.



Les poissons sont en général servis de la sorte : grillés et agrémentés de feuilles de roquette, tomates fraiches et pommes de terre vapeur.
Bref, les turcs ne sont pas que des carnivores, ici c’est facile de faire le plein d’iodes et d’oméga 3 !

mercredi 22 février 2006

Manger au supermarché



On dit qu’il est préférable de faire ses courses le ventre plein. Comme ça on n’est moins tenté d’acheter des cochonneries sucrées-salées qui nous mettent en appétit en se promenant dans les allées du supermarché.
Il semblerait que les turcs aient appliqués ce conseil à la lettre puisque dans chaque grande surface, vous trouverez au moins un food court. Il s’agit bien souvent d’un étage entiérement réservé à combler nos estomacs affamés.

Toutes les enseignes de snacks, cafés, restaurants et fast-food se succédent et nous font perdre la tête.
C'est d'ailleurs le programme du week-end hivernal des familles turques : les courses, le repas dans le supermarché et un tour dans l'aire de jeux réservée aux enfants.

Que manger ? Ce n’est pas le choix qui manque !
Votre copain veut une pizza ? Vous du poisson grillé ? Pas de problème, chacun fera la queue au comptoir du restau qui l’intéresse et vous vous retrouverez pour manger à une table.

Le plus dur ne sera donc pas pas de choisir ce qui composera votre assiette, mais de trouver une place assise...

lundi 30 janvier 2006

Soirée B & B

Rien ne vaut le week-end pour se retrouver entre amis autour d’un bon dîner.

Ce samedi, j’étais donc de sortie pour la soirée B&B, c'est-à-dire soirée chez Baris et Basak, que je connais depuis mon arrivée sur Istanbul... Mais je pourrais aussi parler de soirée Bed & Breakfast puisque nous nous sommes couchés fort tard samedi (genre 5 heures du mat…) et mes amis m’ont gentiment proposé de rester dormir chez eux et de partager le petit déjeuner du dimanche matin.



Basak et Baris habitent sur Cihangir, un quartier très sympa peuplé de cafés branchés et d’expatriés européens.
Ils viennent d’aménager dans un nouvel appart qui se révèle parfait pour organiser des soirées :)
Tous les deux travaillent à la faculté de droit d’Istanbul et rédigent en parallèle leurs thèses.


Les deux piplettes dans la cuisine

Basak est ma meilleure amie sur Istanbul, nous avons de nombreux atomes crochus, aussi quand nous nous voyons, nous passons notre temps à faire des dedikodu (commérages) autour d’un bon café.. ou d’un verre de vin selon l'heure !


Devise de la maison :Verre plein je te vide, verre vide je te plains !

Je suis venue un peu avant l’arrivée des autres invités afin de donner un petit coup de main dans la cuisine et de parler de la pluie et du beau temps (et oui, la neige est finie, grand soleil depuis samedi sur Istanbul !).


Autour de la table (de gauche à droite) : Basak, Ozan, Mert, Baris, Ilkay et son mari Yann.

Ce fût une soirée très agréable, nous avons eu l’occasion de déguster de délicieux mets et vins (italiens et turcs) tout en refaisant le monde.

Mais après cette agape, j’ai des p'tits yeux ce matin, il me manque en effet quelques heures de sommeil au compteur (et oui dimanche soir, on a remis ça, nous sommes allés voir Munich au ciné avec Burak et on s’est couché tard..).

Ben vouis... j’suis plus trop jeune moi….

vendredi 25 novembre 2005

Take away ?




Ma génération a été inondée de séries américaines en tout genre : sauvé par le gong, les années collège, Beverly hills, puis plus tard Friends, urgences, etc.
Sans parler des grandes productions hollywoodiennes...

Je serais incapable de vous donner le contenu ne serait-ce que d'un épisode, par contre, je me souviens bien d’une chose :
les protagonistes finissaient toujours dans un café autour d’une table à boire des milk-shakes.

Puis, ces mêmes personnages ont grandi et les voilà dans la rue, sous la neige buvant un bon café bien chaud tout en se promenant dans Manhattan.

C’est bizarre mais moi, ça me faisait rêver, de prendre un café dans la rue, et de le boire en faisant les vitrines, au lieu de m’installer dans un bar PMU glauque et enfumé.

En arrivant sur Istanbul, j’ai découvert un jour par hasard STARBUCKS CAFE, qui était en train de s’implanter massivement sur la mégapole.

Je suis entrée un jour dans l'un d'eux par curiosité.
A l’intérieur : décor feutré, musique jazz, petites tables éparpillées sur plusieurs étages et fauteuils en velours.
Bref, ce fût difficile de faire son choix : sur place ou à emporter ?

Je tentais quand même le « TAKE AWAY ».
Me voilà donc quelques minutes après dans la rue, avec un énorme cappuccino fumant dans la main.
Le liquide était brûlant.

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Un couvercle sur le dessus du gobelet pour empêcher que mon café ne déborde à cause de mes pas énergiques.

Quelle invention géniale !
Le café à déguster où ça nous plait.

De même, le café se décline en plusieurs tailles et en différents parfums, sans compter la gamme de thés, chocolats chauds, gâteaux, etc..

Je sais qu’en France STARBUCKS s’implante petit à petit.
Dans la culture américaine, l’enseigne est aussi connue que Mr George W. BUSH. D’ailleurs, il n’y a pas un roman américain ou un film qui ne montre pas cette marque de cafés.

En Turquie, GLORIA JEANS est le concurrent de STARBUCK et marche aussi très fort. Leurs cafés poussent comme des champignons.



Amener le café chaud et des muffins à son chéri de bon matin, c’est vraiment génial.
Boire un chocolat chaud sous la neige, c’est encore mieux.

Comme quoi, il y a parfois du bon dans l'invasion américaine

mardi 8 novembre 2005

Quand Anatolie et Amérique font bon ménage…

Quand Burak et moi allons au ciné, nous aimons nous rendre dans un centre commercial appelé « profilo » situé dans un quartier voisin, car les salles sont grandes, neuves, et la qualité du son est top.

Dans ce centre commercial, comme dans tous ceux du pays, il y a un étage appelé « food court » réservé aux restaus, cafés, etc…
Sucré ou salé, il y a le choix pour tous les goûts !

Nous avons déjà testé pas mal d’endroits, mais à présent nous nous rendons directement au restaurant qui a obtenu tous les suffrages : Otantik anadolu yemekleri.

Au menu : des plats typiquement turcs (cuisine anatolienne) servis rapidement et rapport qualité/prix vraiment bien.


je bois à votre santé ! :)

Voilà ce que nous avions dans nos assiettes ce soir là (miam) :

En milieu de table : des Manti, raviolis à la viande recouverts de yaourt et piments.
Dans mon assiette, il y avait du Keskek, sorte de purée de gruaux parfaite pour faire le plein d’énergie et vous rassasier en moins de deux !
Dans l’assiette « ottomane » de Mr. L’ogre (Burak), nous avions : içli kofte (pommes de terre farcies à la viande), hingal : sorte de raviolis de gruaux et pommes de terre…
Et dans nos verres, de l’ayran (yaourt dilué avec de l’eau + sel). La boisson nationale après le raki.

Pas de dessert ce jour là, c’était quand même assez bourratif.

En ce qui concerne le film, nous sommes allés voir Elisabethtown et nous avons tous deux beaucoup aimé, un film musical, qui nous fait voyager dans une partie de l’Amérique, avec poésie et romantisme, et avec beaucoup d’humour.
Les critiques de ce film ne sont pas bonnes, et nos amis sont partis au milieu du film « trop ennuyeux » selon eux…
No comment.

Franchement nous concernant, nous n’avons pas regretté notre petite expédition au centre commercial pendant les bayrams…

Note de la soirée : 9/10 (j’aurais mis 10/10 si on avait pu engloutir un bon dessert d’Anatolie...)

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