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Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 27 mars 2006

Bientôt le printemps



En Turquie comme en ailleurs, nous n’avons pas échappé au changement d’heure ce week-end. Mais ce fût aussi le retour des beaux jours, avec un dimanche ensoleillé, les arbres en fleurs et du monde sur les terrasses des cafés...



vendredi 24 mars 2006

Çikolatayı istiyorum !*

* je veux du chocolat !



Au départ, je pensais qu’on ne pouvait trouver du bon chocolat qu’en Suisse, en Belgique ou encore en France. Et surtout pas en Turquie ! Quand je parcours les rayons des supermarchés, je constate que ces derniers ne sont pas aussi fournis en matière de chocolats qu’en France... A mon grand désespoir.

Mais Burak qui est aussi chocolique que moi m’a démontré que sur Istanbul, la situation n'est jamais désespérée. Il y a en effet les chocolats de certains patissiers qui valent le déplacement (Divan, Pelit, Gezi pastanesi).
D’ailleurs les turcs s'offrent ces petites douceurs pour les bayrams, les fêtes religieuses (sous forme de palets fins).



Dernièrement, Burak m’a d'ailleurs fait goûter du chocolat vendu à même la rue sur la grande avenue d’Istiklal Caddesi à Taksim.. Un vrai régal ! Les photos parlent d'elles-même !



Si vous descendez sur Beyoğlu, n’hésitez pas à vous arrêter déguster quelques carrés... Quand on connait les vertus du chocolat, autant ne pas se priver !

mercredi 22 mars 2006

A chacun sa carotte

6h15. Le réveil sonne.
Une force indescriptible me hisse hors du lit. Les yeux remplis de brume, je me laisse guider jusqu’à la salle de bain, puis jusqu’à ma chambre. J’enfile mes vêtements, mon bandeau et mes baskets. J’attrape mon téléphone portable, mes clés et je me précipite hors de chez moi.
Le frais matinal fait office d’un bon expresso : réveil garanti. Je descends ma rue, traverse la route et me voilà le long du Bosphore.



Quelques étirements rapides, je regarde ma montre : 6h30. Je m’élance.
Mon corps se ranime peu à peu, mes pas sont légers, je me sens portée entre la douceur de l’aube et celles des flots. A cette heure là, pas grand monde dehors, il fait pourtant bien jour. Mon corps se tonifie, mon esprit se libère, tous mes sens sont en éveil. Une sensation de flotter dans l’air, d’être profondément libre. Un bol d’iodes vaut tous les petits déjeuners du monde. Je suis à jeûn, je cours le ventre vide, mais je me sens si bien.

Et dire que je detestais courir avant. A l’épreuve du bac, j’ai même arrêté de courir au bout de 15 minutes. Ça m’a valu un zéro pointé. La honte assurée. Mais courir en rond dans un stade, c’etait pathétique... Et puis il aura fallu attendre un déclic. Ce jour où une société qui m’employait m’a envoyée faire un salon pour handicapés. Trois jours au milieu des fauteuils roulants, des histoires tragiques de ces accidentés qui ont pourtant retrouvé la force de vivre.
En face de mon stand, un ancien coureur de marathon qui avait fait une mauvaise chute au ski. Depuis, plus la possibilité de se resservir de ses deux jambes.

Je repense alors à tous ces jours où j’ai eu la flemme d’aller m’entraîner, à ce jour où j’ai filé dans les vestiaires avant la fin de la course alors que ma note comptait pour mon diplôme de fin de lycée. Depuis je me suis remise à courir parce que je me suis dit qu’un jour, si je me retrouve dans un fauteuil roulant, alors je regretterai de ne pas l’avoir fait avant. Il a fallu trouver les bonnes horaires, les bonnes chaussures. Et depuis, j’adore ça. Surtout avec le retour des beaux jours sur Istanbul.

Après 50 minutes de course, et quelques étirements, je me sens ressourcée et pleine d’énergie pour attaquer le journée. J’arrive au boulot avec une pêche d’enfer.
Et le comble de tout ça, c’est qu’à présent, je n’ai même plus envie d’aller m’enfermer dans une salle pour y boxer...

mardi 21 mars 2006

Il n'y a pas que les danseuses dans la vie

Les danseuses du ventre sont aussi populaires que les loukums en Turquie, elles apparaissent lors de spectacles, de dîners, de galas ou encore lors de programmes TV.

Si je devais n’en citer qu’une, je parlerai forcément d’Asena :



Elle accompagnait, il y a quelques années, un chanteur turc très connu : Ibo. Pendant qu’il ségosillait au micro, elle se déhanchait avec des tenues aussi variées que sexy. Ils ont même vécu une belle histoire d’amour ensemble mais maintenant l’idylle est terminée et cette danseuse du ventre au physique de rêve poursuit son chemin en solo.


Asena et Ibo : hum, quel beau couple !

Elle est actuellement jury dans une émission TV qui recherche la nouvelle star de la danse : Benimle dans eder misin ?* L’émission qui bat tous les records d’audience le samedi soir en Turquie. Ainsi, Asena est visible partout : journaux, magazines, etc.

Mais la danse du ventre n’a pas que des adeptes féminines. En replongeant le nez dans mes vieilles photos, j’ai d’ailleurs retrouvé quelques perles :



Lors d’un enterrement de vie de jeune fille d’une de mes amies, j’ai eu l’occasion de voir s’exécuter un... danseur du ventre !


Pas de doute la fille à côté du danseur, c'est bien moi !

J’ai été assez surprise au début, mais je dois reconnaître que le spectacle se laisse regarder et apprécier. Comme quoi, les femmes ne sont pas les seules à pouvoir se déhancher en soulevant les foules..



* Veux-tu danser avec moi ?

lundi 20 mars 2006

L'insatisfaction est universelle

Sur Istanbul aussi nous avons nos manifestants….



Les manifestations se déroulent généralement sur Istiklal Caddesi, une grande avenue qui part de la place de Taksim et qui descend jusqu’au quartier de Beyoğlu.



Toutes les semaines, des gens y défilent en scandant différents slogans.
Des bus entiers de policiers campent d’ailleurs en permanence sur la place de Taksim.
Ainsi, quelque soit le nombre de manifestants, la police est toujours présente pour les encadrer. Les policiers sont tellement nombreux que parfois, on se demande si ce ne sont pas plutôt eux qui revendiquent....

mercredi 15 mars 2006

Appelez-moi Marie...

Je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir choisi, pour me nommer, ce prénom peu commun : Marie-France. Au moins, petite, j’étais sûre que quand on criait ce prénom quelque part, il ne pouvait s’agir que de moi car les Marie-France ne courent pas les rues, ni les salles de classe...

Mais tout se compliqua lors de mon premier voyage à l’étranger. En Italie, les gens ne comprenaient pas pourquoi on m’avait donné comme prénom France... Et pourquoi pas Marie-Italie ?
En Irlande, je me souviens que pendant 3 mois, je n’ai parlé qu’anglais et vécu qu’avec des étrangers, aussi, mon prénom avait pris une tournure anglo-saxone : Mary. Et la première fois qu’un français est venu travailler dans notre équipe et qu’il a prononcé mon prénom en entier et correctement, je suis restée sans voix. Ça faisait un bien fou d’entendre le son exact de mon prénom.



En Turquie, mis à part mes amis francophones, il y a peu de gens qui arrivent à prononcer mon prénom correctement. Toute la journée, je dois inscrire mon prénom et mon nom sur des registres de transporteurs (TNT, UPS..). Au début je dictais mon identité par oral, mais à force de voir écrire mon prénom sous forme de Maria ou Maris, j’en viens à présent à arracher le listing des mains des livreurs et à écrire les informations de ma propre main. Au moins, je ne suis plus erronée !

A Starbucks, quand vous commandez un café, on demande toujours comment vous vous appelez. On inscrit l'information sur le gobelet et après quelques minutes d’attente, à l’autre bout du comptoir, un des serveurs crie votre prénom afin que vous sachiez que votre boisson est prête à la dégustation.

Je vous assure, je fais l’effort à chaque fois de ne donner que Marie et je le prononce à la turque (en roulant le “r”) mais pas moyen, je finis toujours par m’appeler une autre... Maris le plus souvent...
Dès fois, je donne carrément le prénom de Burak même s’il n’est pas à côté de moi.
Les serveurs me regardent alors avec des regards dubitatifs. Non, je ne suis pas une transexuelle. Juste une française exilée avec un prénom pourtant pas si compliqué...

mardi 14 mars 2006

Irmik Helvasi


Photo tirée d'un blog de cuisine turque

Ce week-end, j’avais de nouveau rendez-vous pour un atelier cuisine avec jolie-maman qui voulait me montrer une autre recette de dessert facile : celle de l’irmik helvasi. Une douceur à base de semoule qui se déguste tiède dans des petites coupelles. A noter que ce dessert se prépare rapidement et nécessite peu d'ingrédients.
J’ai réduit les quantités de beurre et de sucre car leurs goûts, dans la recette initiale, étaient trop prononcés. Mais rien ne vous empêche d’ajuster les proportions selon vos envies.

A vous maintenant de tester le résultat... et de me donner vos avis !

Ingrédients

Une grosse poignée de pignons de pin
1 verre de sucre
80 g de beurre
2 verres de lait
1 verre et demi de semoule fine

Préparation

Mettre le beurre à fondre dans une grande poêle avec les pignons de pain.
Une fois que le beurre est fondu, ajouter la semoule et laisser cuire jusqu'à ce que le mélange prenne une couleur dorée (environ 15 minutes) sur feu moyen sans cesser de remuer.



Ajouter ensuite le lait et le sucre et remuer le tout.



Couvrir la poêle et faire cuire (toujours sur feu moyen) jusqu'à ce que la semoule soit bien cuite.



Servir tiède dans des petites coupelles.

Remarque : Dans certains restaurant, la recette est agrémentée de cannelle et ce dessert est décoré avec de la noix de coco râpée.

vendredi 10 mars 2006

Balik Lokantasi

La Turquie est entourée de quatre mers, c’est pourquoi on trouve ici une grande variété de poissons, et par conséquence, un éventail de restaurants de poissons (balik lokantasi).
J’habite justement à deux pas des villages de pêcheurs et des restaurants de poissons connus par le tout Istanbul.

Il existe de nombreux restaurants de luxe où l’on mange au dessus du Bosphore de delicieux mezze mais l’addition est aussi salée que les harengs... Comptez au moins 90 euros par personne vin compris. Il y a bien sûr des restaurants beaucoup plus abordables et vous pouvez manger salades, poissons grillés et quelques mezze pour 10-15 euros.



Vendredi dernier, mon amie Nihan m’a gentillement invitée à un dîner poissons sur Arnavutköy.
Nous sommes allées à Adem Baba, ce restaurant est tellement populaire qu’il s’est étalé sur 3 endroits différents dans le même village. Inutile de vous dire que nous nous sommes régalées avec nos brochettes de saumon et une bonne salade composée :)



A noter qu’en Turquie, on vous donne rarement un menu dans ce genre d'endroit.
A l’entrée du restaurant, en effet, sont disposés tous les poissons frais. Vous pouvez donc choisir votre repas en montrant du doigt ce que vous désirez manger et vous indiquerez aussi le mode de cuisson (grillé, pané..).
Dans certains restaurants, le prix dépend du poids des poissons choisis, dans d’autres le prix dépend de l’espèce.



Les poissons sont en général servis de la sorte : grillés et agrémentés de feuilles de roquette, tomates fraiches et pommes de terre vapeur.
Bref, les turcs ne sont pas que des carnivores, ici c’est facile de faire le plein d’iodes et d’oméga 3 !

jeudi 9 mars 2006

Gecekondu*

* se prononce "guédjékondou"



En Turquie, et plus particulièrement sur Istanbul, il y a les maisons construites avec un permis et puis il y a les gecekondu, ces habitations bâties sans autorisation.
Les racines du mot : Gece (nuit en turc) et konmak (se poser) nous donnent d’ailleurs la signification littéraire de cette expression : "posé en une nuit".

Ces constructions ont poussé comme des champignons dès la fin des années 50 : exode rurale, explosion démographique, manque de logements pour les familles vivant avec de faibles revenus.
Les gecekondu furent les refuges instantanés des exilés des campagnes à la recherche de travail et d’une vie meilleure. Hantés par des rêves d'enrichissement, les hommes, les femmes et leurs enfants vinrent se jeter dans les tentacules des grandes agglomérations turques : Ankara, İstanbul, etc.
Leurs maisons furent construites la nuit en toute clandestinité.



Vous trouverez parfois des quartiers entiers de gecekondu, qui, tels des bidonvilles, ont été édifiés sans se soucier des normes hygiéniques et techniques.
Les maisons n’ont parfois ni l’eau courante, ni l’electricité. Elles se modernisent cependant au fil du temps.
Hier d’ailleurs, un des journaux turcs a publié cette photo :



Celle-ci vous qui démontre bien ce que je vous ai décrit auparavant.
L’illégalité de ces maisons est double : illégalité du sol (on ne tient pas compte des droits du propriétaire) et illégalité de la construction (imaginez ce qu’il adviendra de cette maison en cas de tremblement de terre).

S’il fallait expulser tous les gens hors la loi qui habitent dans ces gecekondu, une grande partie d’Istanbul serait vidée, c’est pour vous dire...



Cela constitue donc un vrai problème d’urbanisme actuellement. L'état turc est parfois intervenu et a expulsé et détruit certaines de ces habitations, laissant des familles entières sans toit ni meuble.

Comment gérer cette situation ? Faut-il expulser tous les hors la loi ? Vaut-il mieux vivre dans la rue que dans des habitations insalubres et prohibées ?
Entre 4 murs, même sans eau courante ni électricité, il y a toujours une lueur d’humanité...

mardi 7 mars 2006

Recette d'helva à faire chez soi

En France il y a le nougat, en Espagne il y a le turron et en Turquie il y a l’Helva.



Normalement, cette friandise turque se compose de créme de sésame, de sucre, d’amandes et elle peut-être parfumée avec de la vanille, des pistaches, du cacao, etc.



Je cherchais une recette de dessert turc facile à faire, avec des ingrédients à la portée de tous afin de la publier sur mon blog. Je ne voulais pas quelque chose de trop lourd car la plupart des patisseries turques sont arrosées de sirop de sucre ou miel. Ainsi, en faisant des recherches sur le net, je suis tombée sur cette recette d’Un Helvasi (Un voulant dire farine en turc et se prononce "oune").
J’ai relevé quelques recettes puis je suis allée demander l'avis à la maman de Burak, Nergiz, fine cuisiniére.
Mais Nergiz avait déjà réalisé ce dessert et m’a livré sa recette de famille. J'ai même été conviée à un atelier cuisine dimanche soir. Je l’ai laissée faire la cuisine, j’ai pu ainsi avoir les mains libres pour prendre les photos, puis attraper une fourchette afin de déguster la préparation :)

Mon avis : recette très facile et originale à réaliser pour les invités de dernière minute !

Un Helvasi : les ingrédients

(Pour deux petites assiettes)
- 125g de beurre
- 3 petites tasses à café de farine (les remplir à rebord)
- 3 ou 4 cuillères à soupe de miel
- 1 demi-tasse à café de noisettes concassées (facultatif)

Préparation



Faire fondre le beurre sur feu moyen dans une grande poële puis ajouter les noisettes et la farine comme si vous faisiez une béchamel. Bien mélanger cette pâte pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce que le mélange prenne une couleur bien dorée.
En tassant la pâte avec le dos d’une cuillère, vous devez voir une sorte de nappe d’eau/gras comme sur cette photo :



Retirer la casserole du feu et laisser reposer 2 minutes environ.
Ajouter ensuite le miel (4 cuillères si vous aimez les desserts bien sucrés) et bien mélanger le tout.
Disposer rapidement ce mélange sur deux petites assiettes à dessert, tasser le tout et faire quelques entailles avec une cuillère à soupe comme présenté ci-dessous :



Vous pouvez aussi former des petites boulettes de pâte :



La pâte est un peu molle mais elle va se durcir en refroidissant. Si vous avez présenté l'Helva dans des assiettes, vous pouvez la découper en part après refroidissement.
Dégustez-la tiède ou froide selon vos goûts, les turcs mangent cette friandise en dessert, mais elle accompagne aussi le thé. Pour un dessert gourmand, vous pouvez disposer deux petites boulettes de cette helva avec une boule de glace à la vanille, après tout, on n’est pas à 100 calories près !? Surtout si vous êtes un grand sportif comme mon papa, un fan d'helva !

mercredi 1 mars 2006

Drôles de kebaps



Quand on prononce le mot kebap nous les français, on pense tout de suite aux bons morceaux de viandes tournés et cuits à la broche, grillés à point, enfouis dans un gros morceau de pain frais avec un assortiment de crudités. Comme dirait ma maman chérie : "MIAM" !



Ce qu’on ignore, c’est qu’il existe une multitude de kebaps, adana kebap, döner kebap, urfa kebap, patlicanlı kebap..
Chaque région a sa spécialité : viande hachée cuite en brochettes, épicée ou non, agrémentée d'aubergines, de pistaches, d'oignons... Mais j'aurai l'occasion de vous donner plus de détails dans un prochain billet :)

Tout ça pour vous dire qu'il existe aussi le kestane kebap.
Kestane voulant dire chataîgne/marron en turc, à votre avis : Qu’est-ce qu’un kestane kebap??!?

Allez je vous donne la réponse...!
N’allez pas vous torturer l’esprit à imaginer des pains fourrés aux marrons et à l’agneau grillé (quoique ça devrait être super bon mais un peu lourd quand même) puisqu'il s’agit tout simplement de marrons chauds.



Il y a beaucoup de vendeurs de marrons chauds qui vendent leurs cornets faits de papiers journaux dans les quartiers populaires. Donc, impossible de trouver des kestane kebaps dans les menus des restaurants d’Istanbul... Enfin pas à ma connaissance !
Etant donné que certains restaurateurs proposent des kebaps aux pâtes (à la place de la viande qui tourne sur la broche, ils y placent des macaronis !) ou encore des kebaps aux légumes (même procédé mais ne me demandez pas comment ils font pour faire tenir tout ça en l’air)... J’avoue que je m’attends, en matière culinaire, à découvrir de nouvelles surprises ..!


Vous trouverez les vendeurs de kestane kebap dans tous les quartiers populaires d'Istanbul

jeudi 23 février 2006

Le détroit de tous les dangers



Reliant la mer noire à la mer de Marmara, le Bosphore (boğazici en turc) est un détroit stratégique qui sépare la rive européenne de la rive asiatique sur plus de 30 km. C’est une voie navigable internationale qui est régie par la convention de Montreux (1936) et qui autorise le passage des navires marchands.

Sa largeur varie de 550 à 3 000 mètres, et malgré les violents courants et son étroitesse en certains endroits qui rend la navigation très dangereuse, son trafic est un des plus importants au monde.
Les navires ne sont cependant pas obligés de prendre un bateau escorteur, ni de guide-pilote et sont donc parfois livrés à eux-mêmes au milieu des bateaux autobus (qui sont utilisés tous les jours par plus d'un million de personnes), des ferry boat, des paquebots et des barques de pêche.

Ces soixante dernières années, le trafic maritime a été multiplié par 8 et plus de 50 000 navires traversent chaque année actuellement le détroit du Bosphore. Soit environ 137 par jour, en moyenne un toutes les dix minutes. Plus de 8 000 navires par an transportent une cargaison dangereuse, le plus souvent du gaz liquéfié ou pétrole.


Les habitations sont parfois situées trop près des flots

On entend parler des histoires de navires qui se sont écrasés contre certaines maisons de la rive asiatique, mais de plus graves accidents se sont malheureusement produits, notamment trois graves collisions entre deux pétroliers suivies d'incendie, comme en mars 1994 où 25 marins ont trouvé la mort.
En mars 2005, le détroit fut fermé au trafic maritime après le naufrage d’un navire cargo transportant sept camions-citernes de gaz de pétrole liquéfié. Une dizaine d’heures d’efforts ont été nécessaires aux secours pour mettre en sécurité les sept citernes contenant au total 138 tonnes de GPL.


Certains tankers sont de véritables bombes flottantes

La Turquie a cependant pris des mesures de sécurité restrictives afin de limiter le passage des pétroliers. Elle interdit le transit aux navires sans double coque et oblige aux tankers de franchir les détroits de jour.
Ces mesures entraînent d’importants bouchons à l’embouchure sud du Bosphore. Les navires doivent attendre parfois plusieurs jours le feu vert des autorités de surveillance du trafic maritime.
Leurs destinations principales : Les ports bulgares, roumains, ukrainiens et les ports russes de la mer Noire.

Depuis plus d’un an, le passage bénéficie d’une observation radar vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Huit tours de contrôle ont été installées sur le Bosphore. Le système a coûté 40 millions de dollars.
Le transit de 140 millions de tonnes de pétrole par an en plein cœur de la ville représente un réel danger, les autorités souhaitent ainsi favoriser la solution d’un pipe-line. Un projet entre Samsun (port turc de la mer Noire) et Ceyhan (port turc de la Méditerranée) a été évalué à 700 millions de dollars. Financièrement avantageux pour les compagnies pétrolières, et plus écologique, ce pipe-line ne pourrait cependant transporter qu’un tiers du pétrole acheminé annuellement par voie maritime via le Bosphore et les Dardanelles.



Malgré cette admiration qu’ont tous les touristes de la ville devant ces gigantesques navires qui traversent le Bosphore, une grande catastrophe écologique et maritime guette à chaque minute la ville, et pourrait se montrer aussi meurtrière qu’un tremblement de terre.

mercredi 22 février 2006

Manger au supermarché



On dit qu’il est préférable de faire ses courses le ventre plein. Comme ça on n’est moins tenté d’acheter des cochonneries sucrées-salées qui nous mettent en appétit en se promenant dans les allées du supermarché.
Il semblerait que les turcs aient appliqués ce conseil à la lettre puisque dans chaque grande surface, vous trouverez au moins un food court. Il s’agit bien souvent d’un étage entiérement réservé à combler nos estomacs affamés.

Toutes les enseignes de snacks, cafés, restaurants et fast-food se succédent et nous font perdre la tête.
C'est d'ailleurs le programme du week-end hivernal des familles turques : les courses, le repas dans le supermarché et un tour dans l'aire de jeux réservée aux enfants.

Que manger ? Ce n’est pas le choix qui manque !
Votre copain veut une pizza ? Vous du poisson grillé ? Pas de problème, chacun fera la queue au comptoir du restau qui l’intéresse et vous vous retrouverez pour manger à une table.

Le plus dur ne sera donc pas pas de choisir ce qui composera votre assiette, mais de trouver une place assise...

mardi 21 février 2006

C'est en copiant qu'on invente *

* La citation est de Paul Valéry

Losque je suis tombée pour la première fois sur une des créations de l’agence de pub d’istanbul TBWA, je n’ai pu ressentir qu’une profonde admiration pour les petits génies de cette société qui conçoivent sans arrêt de nouveaux supports publicitaires plein de créativité.



Avouez que ces sacs sont vraiment très originaux, ils ont été faits pour la chaine de grands magasins YKM en 2005.



Cette agence de pub a reçu, grâce aux sacs présentés ci-dessus, le prix Epica en 2005 (packaging design) et a obtenu le Golden Drum de bronze.

Oui mais voilà, ce matin dans le journal, un article attire mon attention.
Non ! c’est une blague !
Il semblerait que non...!

L’agence de pub va devoir rendre sa couronne à César.
L’heure de gloire s’arrête là.
Un site français qui répertorie les publicités jumelles les a en effet piégés.

Et oui, cette idée géniale n’était qu’un plagiat dont voici les originaux :



Les turcs sont décidement très forts pour les copies... Et le plus marrant, c’est que l’agence de pub TBWA s’inflige en première page de son site web, ce qu’elle mérite pour avoir fait ça** !

Comme disait ma maîtresse en primaire : "C'est pas beau de copier !"

** n’oubliez pas de cliquer sur les liens (les mots soulignés dans le texte) !!

vendredi 17 février 2006

Du nouveau du côté de chez moi...

Hier, peu de temps après avoir écrit mon billet sur le camembert, je suis sortie faire un aller-retour à la poste de mon quartier.



Et quelle ne fût pas ma surprise de tomber devant une nouvelle enseigne : Paul.

Cette chaîne de boulangeries-patisseries-salons de thé est bien implantée sur Istanbul, (et pour la petite histoire, c’est d’ailleurs là que nous avons eu, Burak et moi, notre premier rendez-vous :)

On peut acheter différentes sortes de pains, viennoiseries, patisseries, etc.
Et vous remarquerez que tout est écrit en français sur la façade de la boulangerie, ça fait tout de suite plus chic..

Il n’y a pas autant de choix qu’en France (surtout au niveau des produits salés) mais peu importe !
Parfois c’est tellement bon de croquer dans un pain aux raisins, surtout après mes mésaventures avec le faux camembert...

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